
Après avoir vu Paris à travers l'oeil ébloui de Rémi,
notre ratatouilleur en chef, je me décide non sans mal à aller voir "Paris" le dernier-né de Klapisch..Je dis non sans mal, car Klapisch et moi, c'est comment dire pas le grand amour, entre aventuriers névrosés et étudiants décalés , je m'y retrouve pas forcement, je dirai plutot que je m'y noie voire que je m'y perds, entre poupées espagnoles et auberges russes, bref..
Avec ma nouvelle copine et mon cher et tendre, nous nous décidons pour l'avant-première de Paris, en présence de l'équipe du film..
Le décor est vite posé: 600 personnes dans la salle, et une division entre les vip (moi et ma cops) et les autres (dont fait partie mon cher et tendre)... et nous voilà en quelques coups de cuillières à pot survolant Paris...
Bon, je dois dire, comme je le répète souvent qu'en allant voir un film à contre coeur, en trainant des pieds, à reculons bref vous l'aurez compris sans grand enthousiasme on est rarement déçu et c'est bel et bien ce qu'il s'est passé...
Bon c'est vrai que voir Dupontel trainer dans les parages, tout de suite ça attire l'attention, mais je dois dire que CK (comprendre Cédric Klapisch, et non une marque tendance de parfum, vêtement...hors de prix) a su me toucher.
On pourrait se dire que "Paris" aborde la mort, mais en fait c'est plutôt la vie qui est au premier plan, une vie réelle ou imaginaire, au spectateur de choisir, se déroulant sous le regard de Pierre (Romain Duris).Tantôt cruelle et sans concesssion, tantôt drôle, tout ça au rythme d'une BO géniale, ce qui ne gâche rien.
On y retrouve une Juliette Binoche qui ne m'a jamais parue aussi vraie, souriante parfois, maladroite souvent, un Lucchini, survolté dont la prestation chorégraphique restera probablement dans les mémoires.
La fin en suspens, qui laisse le choix au spectateur, un choix qu'il doit faire tout au long du film, entre réel et imaginaire, rires et pleurs, vie et mort, un choix qu'il ne vaut mieux peut-être ne pas faire, pour se laisser tout le plaisir du doute...
Nous sommes allés au restaurant "chez Yvonne" avec une salle rien que pour nous!! le pied!
Bref, merci à mon chéri qui a organisé tout ça d'une main de maitre, et qui en prime m'a offert un super week end à Bruges en Belgique (article à venir).
Merci encore à tous ceux qui étaient présents , merci d'avoir eu le courage de manger une raclette après un brunch monumental et un diner bien alsacien, merci à ceux qui était malades mais qui ont lutté pour rester avec nous, merci à tous les chanteurs invétérés, à tous les loups garous filous, merci à tous les sudistes expatriés ou non qui m'apporte tant de chaleur, merci pour tout ce que vous m'apportez..
Voila, après un trés long moment de silence radio, je viens donner quelques nouvelles à mes lecteurs qui ne se seraient pas encore découragés.
Ma nouvelle vie d'interne strasbourgeoise a commencé il y a tout juste un mois. L'adaptation au rythme de travail a été long, et c'est vrai que qu'aujourd'hui encore, la seule chose à laquelle je pense en rentrant du boulot c'est dormir. J'ai des horaires assez difficiles je commence vers 8h et je rentre chez moi vers 20h, présence obligatoire tous les samedis matins, 3 gardes par mois environ, et 1 astreinte par mois le week end.
Le service de médecine interne dans lequel je travaille est par ailleurs très bien, bien que les patients soient assez lourds, l'équipe est très sympa, comme les chefs qui sont très accessibles et souriants..
J'ai du mal à me faire à mon nouveau rôle de médecin, à l'entrée du service il y a mon nom, on m'appelle Dr R., on demande à me parler, on m'adresse des courriers, je signe et dicte mes conclusions, c'est assez grisant je dois l'avouer mais en contre partie, je suis passée du statut d'étudiante en médecine transparente à celui du médecin qui prend les décisions, avec le poids de la responsabilité que cela implique.
Je suis enfin heureuse de ne plus être séparée de l'homme de ma vie, de le voir tous les soirs, tous les matins, j'ai encore l'impression qu'on va se séparer lorsue le dimanche soir arrive, mais c'est un plaisir toujours renouvelé que de me reveiller ses cotés chaque lundi matin..
Nous vivons dans l'appart idéal que nous amménageons petit à petit (avec 2 vrais salaires on revit).
Bien sur, pour le moment les week ends dans le sud sont exclus faute de temps.
Evidemment nos familles et amis nous manquent, mais on s'est aussi rapprochés d'autres amis qui nous sont chers et que nous avons donc l'occasion de voir plus souvent.
Enfin, c'est un réel plaisir de vivre dans une aussi belle ville que Strasbourg, surtout en période de Noel, et certes il y fait un peu plus froid que dans nos terres natales, mais nos coeurs sont si réchauffés de notre nouveau bonheur, que cela suffit amplement à nous rendre heureux.
Bien sur, on n'oublie pas notre vie d'avant, et les fêlures qui sont toujours la, ceux dont on s'est éloignés, les choses que l'on aimerait changer, mais on essaie d'avancer..
Je me relis et je me rend compte quec ce n'est pas trop de moi, ce style peace and love, mais bon ça change..
D'abord ce qui nous a beaucoup changé par rapport à la vie strasbourgeoise, c'est que les anglais sont très acceuillants, toujours prêts à vous renseigner, à vous aider, avec le sourire et aucune marque d'agacement lorsque vous ne comprenez pas un traitre mot de ce qu'ils disent (et inversement)..
Un brassage culturel incroyable: avec un très grand nombre de nationalités representées: Indienne, chinoise, japonaise, italienne... et donc une formidable tolérance vis a vis des autres, par exemple, pour la mode, on trouve de tout à Londres, et notamment de nombreuses
fringues que l'on ne trouverait pas ailleurs, ce qui fait que beauoup de gens ont un look hors du commun, qu'ici on regarderait avec des yeux de merlan frit mais la bas, personne ne sourcille :c'est genial.Londres, c'est aussi un accès à la culture pour tous, avec la plupart des grands musées gratuits, nous sommes d'ailleurs aller faire un tour au British Museum, incroyable de part sa taille, sa richesse (on y trouve par exemple la Pierre de Rosette, des momies, enfin c'est impossible de dire tout ce qu'il y a tout comme il est impossible d'en faire le tour ..)et sa beauté, vraiment nous en sommes restés ébahis..
Un très bon réseau de métro (d'ailleurs davantage proche du RER) et de bus (pour faire face à la congestion charge).
Bien sur, je ne reviens pas sur les richesses d'architecture de
Buckingham palace, Big Ben et autres Tower Bridge, ainsi que sur les nombreux parcs :"poumons de la ville".Bien sur des tas de pubs et de shop en tout genre introuvables en France.
Des milliers de Starbucks coffee; au moins 3 par rue!!
Et finalement une cuisine pas si dégeu, puis que du fait de cette importante immigration, il y a peu de resto anglais et beaucoup de resto indiens, italiens.., pour ce qui est de la nourriture anglaise, Tony et moi avons testé le 1er resto végétarien de Londres (beaucoup d'anglais sont végétariens) qui s'est avéré excellentissime, mais bien sur, qui dit végétarien ne dit pas forcément dietétique, tout comme les bagels d'ailleurs et autres fish and chips..
Pour ce qui est des points négatifs:
Tout d'abord je voudrais avoir une pensée pour les membres de la
garde royale: tenue affreuse et surtout probalement très inconfortable,(on se demande d'ailleurs si cette tenue leur permettrait vraiment de "protéger la reine" en cas d'incident!!) station debout des heures durant, tandis que les touristes vous prennent pour un chimpanzé en cage!!! je ne les envie pas..Ensuite et ce problème n'est pas des moindres..
La vie à Londres est horrriblement chère, par exemple compter 5 livres pour un sandwich ce qui équivaut environ à 7 euros, 1,70 livres la bouteille d'eau soit environ 3 euros, environ 70 livres pour un nuit d'hotel pour 2 dans un très modeste hotel (avec douche si vous avez de la chance..)
Le temps pluvieux (enfin à ce qu'il parait puisque tony et moi avons eu 4j de beau temps..)
Un accent anglais à coucher dehors, la plupart du temps on compend vraiment rien, genre "Do you want a bag" devient: Wann'ba...???
Mais en conclusion, je ne vous conseille qu'une chose..sauter dans le premier avion...
Salut à tous mes lecteurs..
Après un déménagement tumultueux, une montagne de cartons effrayants, de la paperasse à n'en plus finir, et encore plein d'autres choses toutes aussi contraignantes les unes que les autres, je suis de retour (pour un court moment..nouveau poste oblige) sur la toile.
Je voulais donc aujourd'hui faire un petit article sur une pièce de théâtre comique (SplasH2O) que j'ai vu dans mon nouveau bled, dans un petit café théâtre super sympa: le kafteur.
Description: SplasH2O explore "l'eau" comme telle que vous ne l'avez jamais imaginée !
D'un concert de gargarismes à une conférence très scientifique sur la façon dont boire un verre d'eau, en passant par une plongée dans un monde sous-marin, SplasH2O utilise un maximum d'imagination pour parvenir à entraîner le public dans un monde drôle, poétique et décalé.
En empruntant différents styles tels le burlesque, le cinéma muet, le cabaret et l'absurde, la compagnie franco-canadienne Houppz ! explore toute la folie de cet élément.
On peut le dire, mon chéri et moi ainsi que la plupart des membres de notre assoc' étions plus qu'emballés.
Cette pièce, quasi réalisée sans dialogue, tenait du génie: 3 acteurs éblouissants qui donnaient toute leur énergie sur scène, pour nous faire "re-découvrir"l'eau..
Je n'ai jamais vu autant d'inventivité, d'imagination, de burlesque et de poésie réunies dans une seule et même pièce.
Il n'existe pas de mot à la hauteur de mon enthousiasme, après avoir vu ces 3 la, suant, gesticulant, riant, pleurant, dansant sur scène.
Tout simplement GENIAL!!
Je me serais bien sentie une petite critique sur le nouveau "documentaire Mooresque", que je suis allée voir hier soir avec ma copine, mais faute de temps (cartons obligent), je me contenterais de vous conseiller l'article de David (alias GroumGroum) à ce sujet.
Il rejoint assez mes impressions sur le film, je rajouterais peut être quelques petites choses très prochainement.
Bonne lecture..
Extrait d'un article de l'Express:
indy Sam, jeune française d’origine cambodgienne, a-t-elle commis un crime? Saisie par la beauté d’une œuvre du peintre américain Cy Twombly exposée à la Collection Lambert, à Avignon, elle a embrassé la toile, laissant sur elle la trace de son rouge à lèvres. Il s’agit de "viol", de "vandalisme", selon le directeur de la collection, Eric Mézil. Mais selon la jeune femme, qui se dit elle-même artiste, il s’agit d’un "témoignage du pouvoir de l’art". Et "le tableau est encore plus beau" marqué de cette "tache rouge sur l’écume blanche".
Pour comprendre l’émoi suscité par cette affaire, jusque dans les pages « Débats » du Monde, il faut préciser que le tableau en question est blanc. Donc nul et non avenu, pour certains détracteurs de l’art contemporain. Mais Cy Twombly n’est pas le premier venu, et le sérieux de son travail n’est pas en cause. Il utilise diverses techniques, dont la peinture, le dessin, le graffiti, l’écrit, pour composer des toiles abstraites mais plutôt exubérantes, comme peut en témoigner le titre de l’exposition d’Avignon: Blooming ("Floraison"). Le tableau en question fait partie d’un triptyque inspiré du Phèdre de Platon, assuré à la hauteur de deux millions d’euros.
Rindy Sam devait être jugée jeudi 16 août, mais comme elle a refusé la procédure simplifiée du "plaider coupable", l'affaire a été reportée au 9 octobre devant le tribunal correctionnel.
Les avocats de la partie civile comptent demander trois dédommagements: un pour la dégradation de l’œuvre, un pour l’atteinte à la réputation du musée et un dernier pour la non-prolongation de l’exposition jusqu’au mois d’octobre, qui pourrait être due au dépit de l’artiste américain. En attendant, on n’a jamais autant parlé de Cy Twombly, et la fréquentation de l’exposition a augmenté...
Blooming : exposition Cy Twombly, jusqu’au 30 septembre. Collection Lambert en Avignon, musée d’art contemporain, 5 rue violette
Ce soir en zappant sur France 2, je m'attarde sur l'émission "On ne vous a pas tout dit" de Laurent Ruquier, qui reçoit entre autres invités Rindy Sam, "l'artiste" qui a vandalisé l'oeuvre de Cy Twombly.
J'ai été sidérée, je me demande comment l'on peut se prétendre artiste et aller vandaliser le
tableau d'un autre artiste, et se montrer à la fois aussi hautaine et orgueilleuse, aussi confiante en espérant que Mr Twombly retire sa plainte, puisqu'elle prétend avoir embelli cette oeuvre..certes il s'agit initailement d'une toile blanche, immaculée, mais j'estime que le choix de l'artiste sur ses peintures n'a pas à être remis en cause, d'autant que ce tableau s'inscrivait dans un tryptique.
De nombreux artistes comme Picasso par exemple se sont servis des toiles d'un autre peintre, pour en faire une 2ème ouevre d'art, grace à leur touche personnelle mais il ne se sont tout de même pas servi de l'original, mais d'une reproduction (et heureusement), qu'ils sont alors parfaitement en droit de s'approprier..
Même si Mme Rindy a adoré cette oeuvre au point de l'embrasser, et même si on peut trouver un certain charme à cette "nouvelle peinture" (avec le baiser rouge), elle n'avait pas à la "salir", puisqu'elle prive de ce fait à la fois l'auteur de son oeuvre, mais aussi les visiteurs de la pièce originale, cette peinture est désormais irrécupérable..je trouve cela inadmissible et je me demande bien ce que dirai cette dame si un Uluberlu allé coller ses lèvres sur un de ces tableaux en laissant son empreinte..
De plus l'Express fini son article en ajoutant avec ironie que l'exposition est beaucoup plus fréquentée désormais, mais je pense que la notoriété de Cy Twombly suffit permettre l'affluence dans la galérie.