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Envie de papoter

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Jeudi 25 octobre 2007
Aprés un long week end surprise à Londres organisé par mon chéri, je me dois de vous faire part de mes impressions à propos de cette magnifique ville:
D'abord ce qui nous a beaucoup changé par rapport à la vie strasbourgeoise, c'est que les anglais sont très acceuillants, toujours prêts à vous renseigner, à vous aider, avec le sourire et aucune marque d'agacement lorsque vous ne comprenez pas un traitre mot de ce qu'ils disent (et inversement)..
Un brassage culturel incroyable: avec un très grand nombre de nationalités representées: Indienne, chinoise, japonaise, italienne... et donc une formidable tolérance vis a vis des autres, par exemple, pour la mode, on trouve de tout à Londres, et notamment de nombreuses
fringues que l'on ne trouverait pas ailleurs, ce qui fait que beauoup de gens ont un look hors du commun, qu'ici on regarderait avec des yeux de merlan frit mais la bas, personne ne sourcille :c'est genial.
Londres, c'est aussi un accès à la culture pour tous, avec la plupart des grands musées gratuits, nous sommes d'ailleurs aller faire un tour au British Museum, incroyable de part sa taille, sa richesse (on y trouve par exemple la Pierre de Rosette, des momies, enfin c'est impossible de dire tout ce qu'il y a tout comme il est impossible d'en faire le tour ..)et sa beauté, vraiment nous en sommes restés ébahis..
Un très bon réseau de métro (d'ailleurs davantage proche du RER) et de bus (pour faire face à la congestion charge).
Bien sur, je ne reviens pas sur les richesses d'architecture de Buckingham palace, Big Ben et autres Tower Bridge, ainsi que sur les nombreux parcs
:"poumons de la ville".
Bien sur des tas de pubs et de shop en tout genre introuvables en France.
Des milliers de Starbucks coffee; au moins 3 par rue!!
Et finalement une cuisine pas si dégeu, puis que du fait de cette importante immigration, il y a peu de resto anglais et beaucoup de resto indiens, italiens.., pour ce qui est de la nourriture anglaise, Tony et moi avons testé le 1er resto végétarien de Londres (beaucoup d'anglais sont végétariens) qui s'est avéré excellentissime, mais bien sur, qui dit végétarien ne dit pas forcément dietétique, tout comme les bagels d'ailleurs et autres fish and chips..
Pour ce qui est des points négatifs:
Tout d'abord je voudrais avoir une pensée pour les membres de la
garde royale: tenue affreuse et surtout probalement très inconfortable,(on se demande d'ailleurs si cette tenue leur permettrait vraiment de "protéger la reine" en cas d'incident!!) station debout des heures durant, tandis que les touristes vous prennent pour un chimpanzé en cage!!! je ne les envie pas..
Ensuite et ce problème n'est pas des moindres..
La vie à Londres est horrriblement chère, par exemple compter 5 livres pour un sandwich ce qui équivaut environ à 7 euros, 1,70 livres la bouteille d'eau soit environ 3 euros, environ 70 livres pour un nuit d'hotel pour 2 dans un très modeste hotel (avec douche si vous avez de la chance..)
Le temps pluvieux (enfin à ce qu'il parait puisque tony et moi avons eu 4j de beau temps..)
Un accent anglais à coucher dehors, la plupart du temps on compend vraiment rien, genre "Do you want a bag" devient: Wann'ba...???

Mais en conclusion, je ne vous conseille qu'une chose..sauter dans le premier avion...

Par myastarka - Publié dans : un bout de moi
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Lundi 15 octobre 2007

Par myastarka - Publié dans : poésie
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Lundi 15 octobre 2007

Salut à tous mes lecteurs..

Après un déménagement tumultueux, une montagne de cartons effrayants, de la paperasse à n'en plus finir, et encore plein d'autres choses toutes aussi contraignantes les unes que les autres, je suis de retour (pour un court moment..nouveau poste oblige) sur la toile.

 

 

Je voulais donc aujourd'hui faire un petit article sur une pièce de théâtre comique (SplasH2O) que j'ai vu dans mon nouveau bled, dans un petit café théâtre super sympa: le kafteur.

Description: SplasH2O explore "l'eau" comme telle que vous ne l'avez jamais imaginée !

D'un concert de gargarismes à une conférence très scientifique sur la façon dont boire un verre d'eau, en passant par une plongée dans un monde sous-marin, SplasH2O utilise un maximum d'imagination pour parvenir à entraîner le public dans un monde drôle, poétique et décalé.

En empruntant différents styles tels le burlesque, le cinéma muet, le cabaret et l'absurde, la compagnie franco-canadienne Houppz ! explore toute la folie de cet élément.

 

 

On peut le dire, mon chéri et moi ainsi que la plupart des membres de notre assoc' étions plus qu'emballés.

Cette pièce, quasi réalisée sans dialogue, tenait du génie: 3 acteurs éblouissants qui donnaient toute leur énergie sur scène, pour nous faire "re-découvrir"l'eau..

Je n'ai jamais vu autant d'inventivité, d'imagination, de burlesque et de poésie réunies dans une seule et même pièce.

Il n'existe pas de mot à la hauteur de mon enthousiasme, après avoir vu ces 3 la, suant, gesticulant, riant, pleurant, dansant sur scène.

Tout simplement GENIAL!!

Par myastarka - Publié dans : un bout de moi
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Mercredi 12 septembre 2007

Je me serais bien sentie une petite critique sur le nouveau "documentaire Mooresque", que je suis allée voir hier soir avec ma copine,  mais faute de temps (cartons obligent), je me contenterais de vous conseiller l'article de David (alias GroumGroum) à ce sujet.

Il rejoint assez  mes impressions sur le film, je rajouterais peut être quelques petites choses très prochainement.

Bonne lecture..

 

Par myastarka - Publié dans : cinéma
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Dimanche 9 septembre 2007

Par myastarka - Publié dans : poésie
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Vendredi 7 septembre 2007

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Bon je fais un peu de pub pour un copain (futur interne comme moi) mais qui est aussi un artiste.. à vous de juger....
Par myastarka - Publié dans : culture
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Jeudi 6 septembre 2007

Extrait d'un article de l'Express:

indy Sam, jeune française d’origine cambodgienne, a-t-elle commis un crime? Saisie par la beauté d’une œuvre du peintre américain Cy Twombly exposée à la Collection Lambert, à Avignon, elle a embrassé la toile, laissant sur elle la trace de son rouge à lèvres. Il s’agit de "viol", de "vandalisme", selon le directeur de la collection, Eric Mézil. Mais selon la jeune femme, qui se dit elle-même artiste, il s’agit d’un "témoignage du pouvoir de l’art". Et "le tableau est encore plus beau" marqué de cette "tache rouge sur l’écume blanche".

Pour comprendre l’émoi suscité par cette affaire, jusque dans les pages « Débats » du Monde, il faut préciser que le tableau en question est blanc. Donc nul et non avenu, pour certains détracteurs de l’art contemporain. Mais Cy Twombly n’est pas le premier venu, et le sérieux de son travail n’est pas en cause. Il utilise diverses techniques, dont la peinture, le dessin, le graffiti, l’écrit, pour composer des toiles abstraites mais plutôt exubérantes, comme peut en témoigner le titre de l’exposition d’Avignon: Blooming ("Floraison"). Le tableau en question fait partie d’un triptyque inspiré du Phèdre de Platon, assuré à la hauteur de deux millions d’euros.

Rindy Sam devait être jugée jeudi 16 août, mais comme elle a refusé la procédure simplifiée du "plaider coupable", l'affaire a été reportée au 9 octobre devant le tribunal correctionnel.

Les avocats de la partie civile comptent demander trois dédommagements: un pour la dégradation de l’œuvre, un pour l’atteinte à la réputation du musée et un dernier pour la non-prolongation de l’exposition jusqu’au mois d’octobre, qui pourrait être due au dépit de l’artiste américain. En attendant, on n’a jamais autant parlé de Cy Twombly, et la fréquentation de l’exposition a augmenté...

Blooming : exposition Cy Twombly, jusqu’au 30 septembre. Collection Lambert en Avignon, musée d’art contemporain, 5 rue violette

Ce soir en zappant sur France 2, je m'attarde sur l'émission "On ne vous a pas tout dit" de Laurent Ruquier, qui reçoit entre autres invités Rindy Sam, "l'artiste" qui a vandalisé l'oeuvre de Cy Twombly.

J'ai été sidérée, je me demande comment l'on peut se prétendre artiste et aller vandaliser le tableau d'un autre artiste, et se montrer à la fois aussi hautaine et orgueilleuse, aussi confiante en espérant que Mr Twombly retire sa plainte, puisqu'elle prétend avoir embelli cette oeuvre..certes il s'agit initailement d'une toile blanche, immaculée, mais j'estime que le choix de l'artiste sur ses peintures n'a pas à être remis en cause, d'autant que ce tableau s'inscrivait dans un tryptique.

De nombreux artistes comme Picasso par exemple se sont servis des toiles d'un autre peintre, pour en faire une 2ème ouevre d'art, grace à leur touche personnelle mais il ne se sont tout de même pas servi de l'original, mais d'une reproduction (et heureusement), qu'ils sont alors parfaitement en droit de s'approprier..

Même si Mme Rindy a adoré cette oeuvre au point de l'embrasser, et même si on peut trouver un certain charme à cette "nouvelle peinture" (avec le baiser rouge), elle n'avait pas à la "salir", puisqu'elle prive de ce fait à la fois l'auteur de son oeuvre, mais aussi les visiteurs de la pièce originale, cette peinture est désormais irrécupérable..je trouve cela inadmissible et je me demande bien ce que dirai cette dame si un Uluberlu allé coller ses lèvres sur un de ces tableaux en laissant son empreinte..

De plus l'Express fini son article en ajoutant avec ironie que l'exposition est beaucoup plus fréquentée désormais, mais je pense que la notoriété de Cy Twombly suffit permettre l'affluence dans la galérie.

Par myastarka - Publié dans : culture
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Mercredi 5 septembre 2007

On ne peut pas découvrir la ville de Barcelone sans découvrir Antoni Gaudi, ou plus précisement, les oeuvres de cet architecte barcelonais, dont on peut se demander s'il était fou, visionnaire, excentrique, génial ou un peu tout ça à la fois.. Alors comme un peu de culture ne fait pas de mal, je me suis intéressée à son histoire, et je tire d'abord quelques références de wikipédia:

 

Image:Antoni gaudi2.jpg

Antoni Gaudí (né Antoni Gaudí i Cornet le 25 juin 1852 au « Mas de la Caldera » à Reus (Tarragone), Espagne - 10 juin 1926 à Barcelone , Espagne) est un architecte catalan. Qualifié de modernismo, son travail a marqué de façon durable l'architecture de Barcelone. On lui doit notamment le Palais Güell inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Son œuvre

Diplômé de l'École d'architecture de Barcelone en 1878, il travaille dès ses débuts avec l'architecte Josep Fontseré sur le projet du parc de la Ciutadella. Sa carrière commence vraiment en 1883, avec le début de l'édification de la Casa Vicens.

Jeune architecte, il est d'abord inspiré par Eugène Viollet-le-Duc mais bien vite, il rompt avec le style néogothique et se fait remarquer par son originalité et sa fantaisie. Dès ses premiers projets, il fait cohabiter architecture et mobilier. Inscrit dans la mouvance de l'Art nouveau alors en vogue en Europe, il sera rapidement le porte-étendard du modernismo, qui en est la variante espagnole. Les principales caractéristiques de son courant sont l'inspiration dans les formes, la géométrie et les couleurs de la nature.

Antoni Gaudí sera soutenu notamment par le riche industriel Eusebio Güell, pour lequel il créera le Parc Güell, BarcelonePalais Güell en 1889, ouvrage inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO tout comme la Casa Milà construite en 1907 ou le Parc Güell qu'il aménagea de 1900 à 1914.

En 1883, il est choisi pour entreprendre la construction d'une cathédrale dédiée à la Sainte Famille : la Sagrada Família, financée par des dons privés. Jusqu'à sa mort en 1926, il se concentre sur ce projet qu'il considère comme le projet de sa vie. La construction s'avéra problématique, notamment interrompue en 1914 par manque de moyens financiers.

Sagrada Família, Barcelone, en cours d'achèvement, pièce maîtresse de l'oeuvre de GaudíDe son vivant ne seront réalisés que le chœur et la façade du transept sud (la tour San Barnabé et la façade de la Nativité). Ce monument inachevé est, au début du XXIe siècle, encore en travaux toujours subventionnés par les dons de particuliers; ces dernières années ont vu des avancées considérables dans sa construction. Située, à l'époque, au milieu des champs, elle est aujourd'hui entourée par la ville.

Une reconnaissance tardive [modifier]

Son œuvre fut très critiquée par nombre de ses contemporains, qui surnommèrent la Casa Milà, la « carrière » ((es) Pedrera), afin d'en souligner l'aspect organique, voire l'absence de ce qui était alors considéré comme de la véritable architecture. George Orwell, de passage à Barcelone durant la guerre d'Espagne, fut également très critique à l'égard de l'architecture moderniste.

Les principaux soutiens de Gaudí furent ses clients, le monde ecclésiastique (Association des Dévots de San Jose) et la bourgeoisie industrielle catalane (Eusebi Guell en particulier).

Ce n'est que longtemps après sa mort que l'œuvre de Gaudí fut reconnue et appropriée par les Barcelonais, qui le considèrent aujourd'hui comme l'un des plus brillants enfants de la Catalogne. Aujourd'hui, ses constructions, et particulièrement la Sagrada Família, figurent parmi les meilleurs atouts du tourisme barcelonais. Antoni Gaudí est désormais considéré à la fois par les spécialistes et le grand public.

Fervent nationaliste catalan, Antoni Gaudí n'hésitait pas à braver l'interdiction de parler catalan en public, ce qui lui valut un jour d'être arrêté et jeté en prison. Mais cette ferveur nationaliste se mua à la fin de sa vie en une ferveur catholique, coïncidant à la fois avec la difficile progression du chantier de la Sagrada Família et avec d'importantes difficultés financières résultant notamment de son isolement progressif.

Vêtu de vêtements élimés et usés, personne n'a reconnu en lui le célèbre architecte lorsqu'il fut renversé par un tramway. Il mourut des suites de cet accident quelques jours plus tard, dans un hôpital où il aura été conduit trop tard. Il eut cependant droit à un hommage justifié de sa ville qui l'enterra dans la crypte de la Sagrada Família à laquelle il avait entièrement voué ses 12 dernières années.

Francesc Pujols, qui fut un des premiers à le reconnaître, lui a consacré un livre en 1927. Un procès en béatification d'Antoni Gaudi a été ouvert au Vatican en 2003. L'analyse du dossier de l'architecte catalan, auquel certains documents prêtent des dons mystiques, est en cours et devrait prendre quelques années encore.

 

Ce qui m'a frappé en découvrant son travail, c'est en 1er lieu son excentricité, parce que personnellement je trouvais son oeuvre plus "originale" que belle..pourtant en visitant "la perdrera" un des immeubles qu'il a réalisé, je me suis rendue compte que rien n'était fait dans la simplicité, la moindre rampe, la moindre fenêtre, tout était travaillé, parfois alambiqué, pourtant l'atout principal des maisons Gaudi se trouvent être leur fonctionnalité (quelques unes sont habitées), il avait tout pensé dans les moindres détails, l'arrivée d'eau, les parkings, la lumière, le confort..ce qui n'était pas commun pour l'époque: le beau, l'original se conjuguait avec la praticité, la fonctionnalité..

Bien sur, ce qui m'a le plus impressionné c'est la Sagrada Familia, édifice auquel il a consacré une grande partie de sa vie, même s'il savait que cette entreprise serait achevée bien longtemps après sa mort, aujourd'hui on estime que la Sagrada Famila sera terminée dans 50ans, je mettrais quelques une de mes photos à l'occasion. Ce qui m'a étonné également c'est que la réalistation de cet édifice ne repose que sur des "dons"de particuliers, des"volontaires" (principalement les touristes aujourd'hui).

Ce qui est frappant , c'est que pour un monument religieux, l'architecte a mêlé "formalisme" avec ce qu'il faut de statues, de vitraux.. et fantaisie avec des fruits énormes et colorés en haut de chaque tour par exemple; ou bien un cloitre ouvert ce qui semble être un oxymore... l'architecture semble tantôt simpliste tantôt hyper travaillée, bref une oeuvre magnifique mais plutôt déroutante.

Il s'est également consacré au par Guell, qui était censé devenir une sorte de lotissement mais qui n'a pas trouvé réel acheteur.

Voila pour le rapide tour d'horizon de ce que j'ai pu retenir de lui, lors de mon séjour à Barcelone, je devrais trier les quelques 878 photos que nous avons prises mais la,ce soir, je n'ai pas le courage..

 

 

Par myastarka - Publié dans : culture
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Mercredi 5 septembre 2007

Je sais que j'ai déja parler de ce film dans mon blog, mais je ne résiste pas à la tentation d'en glisser encore un petit mot..

Nous avons revu ce film,  pour la 2ème fois,  Gat et moi il y a quelques jours, et c'est encore avec beaucoup de larmes que la séance s'est terminée.

Bien sur, me direz vous, ce film même s'il ne s'agit pas d'une histoire à l'eau de rose, regorgeant de clichés dégoulinants de bons sentiments, elle n'en reste pas moins une histoire d'amour, avec tout ce qu'il faut d'amusant, pour nous faire sourire, et tout ce qu'il faut de triste, pour nous émouvoir ..pourtant, au dela de ça, cette histoire me bouleverse encore et toujours.

Et ce qui est difficlie à expliquer pour moi, c'est pourquoi je réagis de cette facon, parce qu'entendons nous bien, ce n'est pas que je verse une petite larmichette à la fin du film, c'est plutôt que je suis atteinte de sanglots spasmodiques pendant plusieurs heures..oui..oui c'est vrai..

Dès le début du film, dès la perception des premières notes de musique, je m'emballe..c'est une musique "simple", mais que je trouve tellement mélancolique, elle me fait penser à des gouttes de pluie un jour de septembre, elle illustre un quotidien sans interêt, un "spotless mind" qui a perdu son "sunshine..'avec des accords graves, lourds, ou parfois se superposent quelques notes plus gaies, une lueur, l'espoir d'un nouveau jour..(enfin de mon unique point de vue)

Je crois que cette fois, j'ai pris conscience que ce film est comme le reflet d'une partie de moi, celle qui ne veut pas oublier, qui a peur d'oublier, et qui oublie, et c'est exactement ce que je ressens finalement, quand tout s'efface, quand les souvenirs disparaissent.
Avant toi, il ne me restait que ma tête vide et mon coeur lourd, une vague sensation de malaise,et je me disais qu'oublier était probablment salutaire, pour continuer, pour lutter, pour avancer.
Mais aujourd'hui, et depuis que je t'ai rencontré, ce qu'il me reste c'est un soleil éternel , et si je suis si bouleversée, c 'est que je trouve ça, à la fois magnifique, que malgré ma mémoire qui s'effiloche, il me reste ta lumière et ta chaleur, mais à la fois terrible car je voudrais savoir n'oublier aucun moment de notre vie, aucun sourire, aucune caresse, aucune de nos ballades, des nos conversations, mais malgré moi, les choses s'effacent et ça me fait peur..
Par myastarka - Publié dans : cinéma
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Mardi 4 septembre 2007

Dans mon métier, je cotoie un grand nombre de gens: des médecins, des infirmières, des étudiants, des grands chefs, des aides soignantes..chacun par son expérience m'enrichit chaque jour, pourtant, chacun d'entre eux, ne m'apportera jamais autant que mes patients: ces hommes et femmes que je croise chaque jour, qui perdent souvent leur statut de personne à part entière pour prendre celui de "patient", d'un patient parmi le flot de patients, leur identité souvent laissée de coté, pour rentrer dans "dans un moule", celui du patient lambda..je parle rarement d'eux, car je me pose souvent la question du secret médical, mais aujourd'hui je voudrais leur tirer mon chapeau..

Quand on est médecin, ce que nous avons en tête ce sont les signes cliniques, les recommandations, le traitement, la guérison, mais rarement on se met à la place de ces gens, qui viennent dans cet endroit froid qu'est l'hopital, immense, effrayant, où ils se perdent, où ils rencontrent un nombre infini de gens, qui les piquent, qui les pèsent, qui les sermonent, qui les questionnent puis les questionnent encore.


Ce malade qui entend parler de lui à la 3ème personne, comme s'il était absent, qui a peur, et qui doit laisser sa pudeur et son histoire de coté pour ne montrer de lui que sa maladie, que ses symptomes; pourtant la maladie fait partie de lui, fait partie de son histoire, mais faute de temps (souvent), d'envie (parfois), le médecin, et même l'ensemble du personnel soignant, ne prend pas le temps de découvrir cette histoire, cette vie.

Bien sur, il ne faut pas croire que "les hommes en blanc", sont des personnes insensibles, qui veulent soigner le mal et pas toujours "les maux", non, au contraire; mais tellement de gens défilent, passent sous nos yeux, guérissent parfois, mais parfois pas, en intégrant leur histoire on se perd un peu, la sympathie, l'empathie, la tristesse parfois prennent le pas sur le raisonnement, sur l'objectivité, et on dérive vers une attitude qui ressemble plus à de la pitié qu'à des soins.

Pourtant, très souvent, je suis touchée de plein fouet par les bribes de leur vie, par la douleur qui les déchire, par tout ce qu'il laisse de coté pour se soigner même si leur mal leur semble dérisoire par rapport à tout le reste, à tout ce qui ne se soigne pas avec des médicaments.

Alors, souvent je m'attarde, et j'entends et j'écoute et je me dit quel courage, quel acharnement..

Aujourd'hui, "une patiente" en quelques mots nous a confié le drame de sa vie, ce qui l'a brisée, quelques mots ont suffit, pourtant elle aurait eu tant de plus à dire, sur ces enfants, les 3 qu'elle a perdu dans un accident de voiture, et la 4ème, celle qui s'est jetée avec son bébé du haut d'une falaise, et ce matin, j'ai vu que nous tous, en blanc autour d'elle, nous sommes incapables de soigner cette déchirure, nous sommes même incapables de rajouter un mot, de montrer notre compassion.

Je me souviens aussi, de tous ces enfants que j'ai croisé, malades, en face de rémission ou en phase terminale, tous ces enfants qui avaient le sourire, malgré la peur, la douleur, je me sentais si souvent plus faible qu'eux, moins courageuse..

J'espère qu'un jour les médécins soigneront tous les maux de nos patients ces héros...

PS: ma prochaine sortie ciné:

Par myastarka - Publié dans : Tout et rien...
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